13 octobre 2018

Film versus Digital

En tête, mes photos argentiques prise avec un Ricohflex 1956, sur de la pellicule 120, lors d’un voyage en Gaspésie.

Ci-dessous, mes photos numériques:

Vous remarquerez que j’ai beaucoup plus de photos  numériques et la raison est simple: parce que je peux. Je ne me soucie pas de la quantité ni de la qualité de ce que je photographie, je prends ce qui me plait et le tri se fera dans l’ordinateur.

Par contre en argentique, c’est la qualité des photos qui m’importe le plus. Je choisis mes sujets, je porte plus d’attention à ce qui se passe dans mon champ de vision, je cadre le plus soigneusement possible, pas toujours avec succès, et je compte mes photos. À 12 photos par pellicule, je dois mettre toutes les chances de mon côté pour en réussir le plus possible.

Si je fais un comparatif numérique versus argentique, j’obtiens ceci:

Numérique

Analogique

411 photos prises

36 photos prises

115 photos traitées

36 photos traitées

28% de photos conservées

100% de photos conservées

Comparatif d’un voyage précédent:

Numérique

Argentique

1994 photos prises

132 photos prises

300 photos traitées

73 photos traitées

15% de photos conservées

55% de photos conservées

Les chiffres ne mentent pas:  je suis beaucoup plus satisfaite de mes photos argentiques. Elles sont mieux réussies à mes yeux, ont plus de caractère même si elles ne sont pas techniquement exécutées.

Les actions de choisir son appareil, sa pellicule, les développer et les scanner ou imprimer, dépendant si elles sont en noir et blanc ou en couleur, font partie d’un rituel, d’un processus de sélection qui participe à construire mes images. Je participe mentalement ET physiquement à les construire. Je pourrais dire cela de la photographie numérique, mais puisque le traitement se fait exclusivement dans l’ordinateur, ma participation est limitée.

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