En tête, mes photos argentiques prise avec un Ricohflex 1956, sur de la pellicule 120, lors d’un voyage en Gaspésie.
Ci-dessous, mes photos numériques:
Vous remarquerez que j’ai beaucoup plus de photos numériques et la raison est simple: parce que je peux. Je ne me soucie pas de la quantité ni de la qualité de ce que je photographie, je prends ce qui me plait et le tri se fera dans l’ordinateur.
Par contre en argentique, c’est la qualité des photos qui m’importe le plus. Je choisis mes sujets, je porte plus d’attention à ce qui se passe dans mon champ de vision, je cadre le plus soigneusement possible, pas toujours avec succès, et je compte mes photos. À 12 photos par pellicule, je dois mettre toutes les chances de mon côté pour en réussir le plus possible.
Si je fais un comparatif numérique versus argentique, j’obtiens ceci:
Numérique
Analogique
411 photos prises
36 photos prises
115 photos traitées
36 photos traitées
28% de photos conservées
100% de photos conservées
Comparatif d’un voyage précédent:
Numérique
Argentique
1994 photos prises
132 photos prises
300 photos traitées
73 photos traitées
15% de photos conservées
55% de photos conservées
Les chiffres ne mentent pas: je suis beaucoup plus satisfaite de mes photos argentiques. Elles sont mieux réussies à mes yeux, ont plus de caractère même si elles ne sont pas techniquement exécutées.
Les actions de choisir son appareil, sa pellicule, les développer et les scanner ou imprimer, dépendant si elles sont en noir et blanc ou en couleur, font partie d’un rituel, d’un processus de sélection qui participe à construire mes images. Je participe mentalement ET physiquement à les construire. Je pourrais dire cela de la photographie numérique, mais puisque le traitement se fait exclusivement dans l’ordinateur, ma participation est limitée.